Woodstock, 1969

Woodstock, 1969

18 août 1969,

le plus grand événement musical de tous les temps. Mais également l’événement à l’origine du plus grand nombre de grossesses non désirées dans toute l’histoire des États-Unis.

Je me trouve dans les méandres d’une foule en délire. La quantité de vapeurs de cannabis présente dans l’air ambiant suffirait à foudroyer le plus endurant des junkies dans l’instant.

Plus d’un demi-million de hippies en manque de sensations fortes sont venus assister à un spectacle de débauche musicale dans un véritable fumoir à ciel ouvert.

Je suis littéralement écrasé entre un baba cool filiforme qui tient à peine debout et hurle les paroles de l’hymne américain à pleins poumons et une jolie minette les seins nus qui ne finira pas la soirée indemne si elle reste ainsi vêtue, dans cet environnement majoritairement peuplé par des mâles aux hormones bouillonnantes.

Sur scène, Jimi Hendrix entonne l’hymne américain, totalement déformé par l’effet distordant de la guitare. L’air est psychédélique, ce qui explique l’entrain qu’on les hippies à se trémousser de manière assez aléatoire et pour le coup étonnante. Je suis persuadé que vue du ciel ils ressemblent à des milliers d’asticots épileptiques qu’on aurait jetés là, allez savoir pourquoi !

Le groupe accompagnant Jimi s’est arrêté de jouer. Ces musiciens ramassés sur le tas ne suivent plus du tout la cadence. En même temps, qui peut rivaliser avec un homme jouant de la guitare avec ses dents, et ce entièrement jaunies et fragilisée par la nicotine ?

L’hymne se fait de plus en plus intense et c’est maintenant toute la foule qui vibre au rythme de la guitare du prodige. Ce n’est plus un concert, mais bien une véritable psychose qui se déroule sous mes yeux.

Quand enfin, le morceau s’achève, au tonnerre des amplis bousillés fait écho une immense ovation, scandée par la foule en délire total.

Il embraie avec le superbe Purple Haze, puis avec un morceau que l’on baptisera «Woodstock Improvisation». Sur la fin de cette formidable impro de vingt-huit minutes traversées de moments puissants et hallucinés, Hendrix s’approche du bord de la scène et enfin, enfin, il salue.

Mais la foule délirante en redemande, encore, et encore : «More, more» hurle-t-elle aux aboies.

Avant de tirer sa révérence définitivement , Jimi joue une reprise de Hey Joe, (par Bob Dylan).

Il est 10h30 quand le plus grand concert de l’histoire s’achève enfin, après 4 jours de pure folie.

On peut l’affirmer haut et fort, ce concert restera dans les annales.

Anonymement vôtre
Thomas Hendrix (2)

Compétences

Posté le

mars 30, 2016

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