Reporter : les risques du métier

Reporter : les risques du métier

Salutations.

Autant vous le dire tout de suite, on ne va pas rire beaucoup aujourd’hui.

 

La récente décapitation du reporter Américain James Foley pose, une nouvelle fois, la question de la sécurité des journalistes et des risques qu’ils encourent lors de leurs enquêtes à l’étranger. En effet, pour nous rapporter les nouvelles du front ou des zones sensibles, les hommes et femmes sur le terrain s’exposent à de nombreux dangers. Ces derniers temps, les cas de journalistes attaqués se multiplient et la situation semble incontrôlable.

Si, quelques années auparavant, les grands reporters craignaient surtout les accidents tels que balles perdues ou effondrements, ils se retrouvent désormais, comme de nombreux occidentaux, délibérément dans le viseur des groupes armés.

Les journalistes sont notamment devenus des cibles privilégiées des organisations terroristes car, en les retenant en otage, celles-ci s’assurent une exposition médiatique importante. Elles renforcent ainsi leur visibilité (indispensable pour exister et être prises au sérieux) et le sentiment de peur dans les régions qu’elles contrôlent.

Le site internet « Reporter Sans Frontières », qui recense tous les cas d’infraction à la liberté d’expression, propose son «  baromètre de la liberté de la presse », qui comporte pour chaque année le nombre de : journalistes tués, collaborateurs tués, net-citoyens et citoyens-journalistes tués, journalistes emprisonnés, collaborateurs emprisonnés et net-citoyens emprisonnés.

Depuis sa création en 1979, les chiffres récoltés par le site n’ont cessé d’augmenter. Cette année, on compte 63 journalistes assassinés à cause de leur travail et 856 depuis 2002.

Dans les pays où la liberté de la presse est moindre (cf. article précédent), comme la Chine ou l’Érythrée, les journalistes s’opposant au pouvoir visitent fréquemment les geôles de l’état pour des durées plus ou moins longues. Cela pose bien entendu problème dans le sens où c’est une grave atteinte à la liberté d’expression.

Dans ce contexte tendu, les journalistes sont évidemment nécessaires, mais certains disent souffrir d’un manque de reconnaissance. Un récent sondage indique en effet que 42% des Américains jugent les journalistes immoraux et que 66 % doutent de la véracité des informations diffusées par les reporters. De plus, quel que soit la qualité ou l’intérêt d’un article, le reporter de guerre en reçoit toujours 70$. Une bien belle motivation pour risquer sa vie n’est-ce pas ?

Faut-il alors empêcher les journalistes de partir en zone de guerre ?

Je pense évidement que non car si l’on s’en tient à la politique de l’autruche, ces conflits resteront au point mort et les problèmes ne seront jamais traités.

« Mais comment garder nos journalistes en vie ? », me direz-vous.

Je ne puis malheureusement répondre à cette question (les états non plus d’ailleurs) mais si vous avez des idées, n’hésitez pas à poster un commentaire.

Si cet article vous a plu, vous pouvez mettre un « j’aime ».

Sur ce, à la prochaine, amusez-vous, engagez-vous et surtout… informez-vous.

Del-Azad Berberian

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Posté le

décembre 15, 2014

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