Maltraitance envers les personnes handicapées.

Maltraitance envers les personnes handicapées.

La maltraitance envers les personnes handicapées accueillies en établissements et services sociaux et médico-sociaux font partie de la liste malheureusement truès longue de violences qui touchent notre société.

Toutefois, contrairement à d’autres types de violence, le concept de maltraitance fait l’objet d’une pluralité de définitions qui illustrent la difficulté à en donner une qui soit précise.

La notion de maltraitance renvoie à une diversité de situations allant de la négligence à la violence.

Il est alors très difficile de parvenir à mesurer une notion que l’on ne parvient qu’imparfaitement à définir.

Comme l’a souligné l’Union nationale des associations des parents et amis de personnes handicapés mentales (UNAPEI) dans son livre blanc de juillet 2000 « le terme de maltraitance est aujourd’hui largement utilisé pour décrire une infinité de situations ou se dévoile la souffrance d’une personne trop vulnérable ».

Le livre blanc insiste en effet sur le fait que les maltraitances, contrairement à une idée trop répandue, ne sont pas que sexuelles et ne concernent pas que les enfants.

Des salariés d’une maison pour enfants handicapés dans les Gers dénoncent des faits graves.

Ils pointent des «  pratiques d’un autre age, d’atteintes à la dignité humaine, de manque d’hygiène et de pédagogie à la régression » .

Des associations d’aide aux handicapés et un collectif de salariés et d’anciens employés de l’institut médico-éducatif (IME) Maison d’enfants de Moussaron, basé à Condom (Gers), dénoncent des maltraitances dans cet établissement privé accueillant près de 80 enfants et jeunes adultes lourdement handicapés.

Ces associations s’appuient en particulier sur des témoignages de salariés et sur un récent rapport de l’agence régionale de santé (ARS) qui soulignent « de graves dysfonctionnements dans les conditions d’installation et de fonctionnement ».

L’alerte a été donnée par les associations auprès de l’ARS et du ministère de la Santé.

Dans l’anonymat, une salariée de l’IME de Condom raconte que « les dysfonctionnements ont lieu notamment dans le bâtiment des polyhandicapés. Les enfants y sont enfermés la nuit dans des box, sans eau, ni toilette, parfois nus pour qu’ils ne déchirent pas leurs vêtements.

Des contentions sont effectuées sans aucun respect des règlements. Et, quand nous signalons ces problèmes à la direction, nous sommes menacés de perdre notre travail. »

« C’est inadmissible que personne ne cherche à savoir ce qui se passe dans cet IME, peste Anne-Marie Nunez. Nous ne voulons pas la fermeture de l’établissement mais sa mise sous tutelle. »

« L’ARS a mis en place un comité de suivi une fois par mois afin d’améliorer la quarantaine d’éléments pointés, notamment les conditions d’hébergement dans certains bâtiments et l’accompagnement médico-social, explique Philippe Lacroix, chef de service. Nous mettons tout en œuvre pour assurer ces préconisations. »

Le risque « maltraitance » commence ou finit l’écoute de l’autre.

Chaque personne ayant sa propre perception des événements et situations, il est essentiel de ne pas rester seul face à une situation de maltraitance, un signe isolé ne suffit pas, mais plusieurs signes doivent mettre en alerte.

La plate forme d’écoute ALMA permet cette écoute. Que l’on soit professionnel ou proche aidant, que l’on ait été témoin d’un acte de maltraitance (ou que l’on soupçonne)ou que l’on ai besoin d’un conseil sur son propre comportement, le 39 77 est accessible à chacun.

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Posté le

mars 27, 2017

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