Le voyage de Christophe Colomb

Le voyage de Christophe Colomb

Le 3 août 1492 nous embarquons pour les Indes, mon équipage et moi. Nous partons de la ville de Huelva, au sud de l’Espagne dans le port de Palos de la Frontrera.

La foule est en liesse lorsque nous grimpons à bord de nos trois rafiots, la Nina, la pinta et la Santa Maria.

Après de douloureux et très longs adieux nous levons enfin l’ancre et nous nous dirigeons avec appréhension et excitation vers l’inconnu et au delà.. .

Six jours plus tard nous faisons une escale sur les îles Canaries. Nous avons pour but de nous ravitailler mais le sable blanc et les eaux limpides nous dissuadent, et nous préférons donc rester au soleil, les doigts de pieds en éventail.

Environ un mois plus tard, nous repartons enfin, laissant avec regret ces îles paradisiaques derrière nous.

Le voyage se poursuit, et traîne en longueur pendant de très nombreux jours tous remplis d’ennui et de découragement.

Nous naviguons sur une mer d’huile depuis un mois, et les jours deviennent monotones. Le moral de l’équipage est au plus bas. Des marins instables envisagent une mutinerie pour faire demi-tour mais je réussis à la déjouer en leur promettant leur poids en or et en leur faisant miroiter un avenir radieux.

Après 36 jours de navigation nous apercevons enfin la terre.

Nous accostons sur une petite île que je baptise San Salvador, l’île qui nous libéra de l’emprise de l’immense étendue marine.

« Nous l’avons fait ! » m’écriais-je en embrassant tout ceux qui passent à ma portée.

Nous sommes enfin arrivés sur une terre que nous pensons être les « Indes ».

En explorant l’île nous tombons nez à nez avec des indigènes que l’on baptise logiquement les indiens. Ce sont des êtres pacifiques que l’on considère comme des animaux dotés de caractéristiques humanoïdes. Ils vivent tout de mêmes nus dans des cahutes instables et ne possèdent aucune technologie qui vaut la peine d’être remarquée. Nous ne savons pas encore que Valladolid et sa controverse nous donneront tort quelques années plus tard.

Le femmes indigènes attirent énormément mes marins, et une tension est perceptible.

Il faut les comprendre cela dit, ils sont tout de même humains, et trop de privation nuit au corps ainsi qu’à l’esprit. C’est pourquoi, grâce à leurs aventures quelque peu exotiques il ramènent en Europe la syphilis dans leurs bagages.

En contrepartie, nous transmettons aux Amérindiens suffisamment de maladies auxquelles ils ne sont habitués pour faire diminuer leur population de moitié.

Nous poursuivons notre périple et écumons les Antilles durant l’année de notre arrivée.

Le 4 mars 1493 nous sommes de retour du Nouveau monde. Nous accostons à Lisbonne dans l’estuaire du Tage, et sommes accueillis comme à notre arrivée par une foule en délire, avide de récits fantastiques et incroyables.

Nous ne réalisons pas encore que ce voyage a changé pour toujours la face de notre monde, et que grâce à ce périple nous faisons notre entrée dans l’air moderne.

Anonymement votre.

 

Compétences

Posté le

mai 25, 2016

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