La littérature et la question de la peine de mort

La littérature et la question de la peine de mort

Dans le monde de la Grèce antique, les grands philosophes comme Platon, Protagos ou Aristote, ont a peu près la même vision de la peine de mort. Pour eux, elle agit comme une purification, car le crime est une souillure, sachant que c’’est un crime involontaire. Par contre, l’homicide volontaire est vu comme une maladie de l’âme, donc il faudra la rééduquer. Mais la peine de mort est utilisée en dernier recours, et est décidée par la société.

 

Dans la Rome antique, elle est rarement utilisée. Les peines de substitution seront privilégiées, comme l’exil, la torture ou encore la prison. Cela sera décidé selon le crime et celui qui l’aura commis.

 

Aujourd’hui, bien que la peine de mort ne soit plus autorisée dans de nombreuses nations (ex : en Argentine, Russie, France, …), certaine pays l’utilisent encore (ex : en Chine, États-Unis, …), et d’autres ne la choisissent plus comme « procédé » depuis dix ans (ex : à Cuba, Jamaïque, …).

En 2013, l’ONU a mis en place un projet de nouvelle résolution « Moratoire sur l’application de la peine de mort », pour abolir une bonne fois pour toute cette peine qui est maintenant rarement utilisée.

Au 19ème siècle, des livres ont été publiés sur ce sujet peu banal, comme Claude Gueux et Le dernier jour d’un condamné, tous deux de Victor Hugo, un écrivain engagé.
claude gueux

Claude Gueux, est un ouvrier de Paris, enfermé dans un dépôt et dirigé par un directeur des ateliers propre à celui d’une prison que ce soit le lieux ou le dirigeant. Il commet un crime sur le directeur des ateliers qu’il avait pourtant prévenu une semaine auparavant.  Le jugement est rendu : il sera mis à mort.

Cela se trouve être un bref résumé du livre, qui ne s’avère pas assez explicatif sur le sujet de la peine de mort. Le personnage principal a « juste » subi une injustice qui a été de lui enlever son ami le plus cher , il a demandé plusieurs fois qu’on le lui rende, mais ce fut sans succès. Il a prévenu de son crime, et ceux qui ont été spectateurs de cet homicide sont devenus par la suite complices, mais ne seront jamais punis en conséquence. Finalement il se retrouve seul devant cette peine, face à lui, et ses “complices” n’auront rien à craindre.


indexLe dernier jour d’un condamné, explique comme son nom l’indique le dernier jour d’un condamné. Le roman décrit les préparatifs de son exécution, sa dernière toilette, le voyage en charrette vers l’échafaud, ses impressions durant les quelques instants de délai qui lui sont accordés, mais qui vont bientôt s’achever. On peut lire les noms de ceux qui l’ont précédés dans sa cellule. On assiste aux conversations avec le greffier, avec le prêtre, avec les geôliers et sa petite fille. On peut sentir sa peur et son angoisse devant la mort qui arrive.

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Posté le

décembre 15, 2014

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