La finale de la Coupe du monde 1998

La finale de la Coupe du monde 1998

 

«C’est en 98, à l’époque de mes 30 ans, que la Coupe du monde se joue en France, pour la première fois. Cette année-là, l’équipe de France compte des joueurs expérimentés dans leurs rangs tels que mes amis, Laurent Blanc, Fabien Barthez, Emmanuel Petit, d’ailleurs, dans les vestiaires, nous avons vu qu’il portait bien son nom… (Rires). Et d’autres un peu plus jeunes comme Zinédine Zidane (alias Zizou), mon zouzou, Titi Henry, et moi (Didier), capitaine de mon groupe. Aaaah, quelle honneur de représenter les bleus, avec le soutien infaillible des supporters présents en nombre pour cet important événement historique pour notre pays.

C’est d’ailleurs en partie grâce à eux que nous avons su trouver la force de nous battre pour notre patrie et vaincre le Brésil de Ronaldo, ou encore Cafu, le 12 Juillet 98. Ce fut un match extraordinaire, rempli d’émotion et de sensation. La boule au ventre, nous sommes rentrés sur le terrain, en mesurant difficilement l’importance de ce match. Nous nous retracions notre parcours, dans l’antre du stade. Les matchs disputés, avec sérieux et maîtrise, où nous n’avons encaissé que deux buts en six confrontations, mais aussi la souffrance de notre dernier match contre la Croatie. Mais tout cela n’était plus important dans nos esprits. Nous étions déjà dans notre match, au moins 10 heures avant.

Le Brésil a bien cru perdre sa star Ronaldo, avant le match, victime d’un malaise et d’une perte de connaissance le matin du match. Je me souviens du discours de Aimé (sélectionneur de l’équipe de France), en apprenant cette information, qui nous disait de ne «pas se soucier de la feuille de match», ce qui comptait était de se concentrer uniquement sur notre état d’esprit.

Aux côtés de mon ami Barthez, nous chantions La Marseillaise à l’unisson, en prenant toute l’énergie transmise par les supporters.

Dès le début du match, nous dominions outrageusement la partie, partant à l’assaut du but de Taffarel (gardien de but du Brésil). C’est à la 27ème minute que nous ouvrons le score. Sur un corner de Manu (Alias Manunou), Zizou s’élève plus haut que tout le monde et claque un coup de tête pleine lucarne. Ah, son crâne était luisant à celui là. D’ailleurs, aujourd’hui, il a encore la marque du ballon… (Ah ah Rires). 1-0 pour la France. Peu avant la mi-temps, c’est un nouveau corner qui nous est offert. Botté par Youri (Djorkaeff), Zizou se démarque une nouvelle fois de la défense brésilienne. Seul dans la surface de réparation, sans même avoir sauté, Zizou nous donne le break. Tout était alors réuni pour entamer la deuxième période, plus sereins et confiants de nos chances. Dans le vestiaire, l’ambiance n’était pas encore à la fête, nous gardions l’esprit concentré, avec un peu moins d’anxiété qu’au début du match.

De plus en plus pressants, les Brésiliens sont davantage présents en attaque et tentent en vain de nous pousser à bout, mais un grand Fabien (Barthez) nous sauve la mise à plusieurs reprises. Ah, ma Fabienne, grande jusqu’au bout des cheveux… Ah ba non, il n’en a pas lui non plus ! (Ah ah Rires).

Puis, à la 67ème minute, le match prend une tout autre tournure lorsque Marcel (Desailly), notre défenseur, se fait exclure, suite à deux cartons jaunes. Aimé fait alors un changement tactique, en sortant Youri pour Patrick (Viera).

Alors que les assauts brésiliens sont incessants, notre équipe résiste, et à la fin du match, dans le temps additionnel, Manu part en contre attaque. Seul face au gardien, il tire croisé, et le ballon termine sa course au fond du filet. L’arbitre siffle. Le stade laisse exploser sa joie. Nous sommes CHAMPIONS DU MONDE! » LA LALA LA LA, LALALALALALA LALA LALA,oh oooooh ohohohoho ohhhhhhhhhhhhhhhh

Deschamps charles JPG

Compétences

Posté le

mars 30, 2016

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