Dans la peau … d’une alcoolique

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Dans la peau … d’une alcoolique

Tout d’abord l’alcoolisme ou l’alcoolodépendance sont des termes utilisés pour désigner l’addiction à l’alcool éthylique contenu dans les boissons alcoolisées. Cette addiction est reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé comme une maladie ou même une trouble du comportement. Cette dépendance à l’alcool peut provoquer des pertes de contrôle et d’autres maladies plus graves comme l’hypertension artérielle, la cirrhose (maladie du foie), des pertes de sensibilité (au niveau des mains) causée par des effets sur le système nerveux ou encore des ulcères d’estomac.

Je m’appelle Alice j’ai 39 ans. Tout comme moi 10 % de la population adulte a des problèmes avec l’alcool.

J’ai commencé à boire après le suicide de mon fils de 17 ans, il y a 3 ans. Au début j’ai commencé par un verre, puis deux… puis je ne pouvais plus m’en passer car cela me calmait ; grâce aux boissons alcoolisées je n’étais plus tendue, j’étais bien. Les personnes autour de moi me disaient d’arrêter mais je ne pouvais plus m’en passer, j’étais devenue accro. Après une de mes soirées de beuveries, mon mari en a eu marre, il s’est énervé puis il est parti et cela n’a fait qu’aggraver ma dépendance.

J’ai à plusieurs reprise fait des malaises, jusqu’à vomir dans la cour de mes voisins ou encore vouloir me suicider. A cause de cette addiction j’ai perdu mon travail et le peu d’amis qu’il me restait, ma vie était devenue un enfer.

Mais heureusement un jour j’ai réagi et j’ai donc décidé de me rendre sur des forums de personnes ayant le même problème que moi. J’ai expliqué a de parfaits inconnus les raisons de cette dépendance. J’ai également vu que certaines personnes buvaient pour oublier leur solitude, à cause d’un divorce, ou encore comme moi après la perte d’un proche. Seulement quelques uns des conjoints d’entre les avaient soutenus, pour les autres ils ne pouvaient plus supporter leur violence. J’ai demandé conseil à la fondatrice de ce forum qui était également la présidente d’une association luttant contre l’alcoolisme, elle m’a tout d’abord conseillé de me rendre dans cette association afin de voir toutes les possibilités pour pouvoir m’en sortir.

Nous étions une dizaines à nous renseigner sur ce sujet. Très vite j’ai vu quelque chose qui m’intéressait : il s’agissait d’une cure de deux mois dans un centre spécialisé. Là-bas, pas une goutte d’alcool n’était autorisée, c’était sport pendant deux heures tous les deux jours pour penser à autre chose, et sans oublier les fameuses réunions tous les soirs où tout les monde disait ce qu’il pensait et comment il vivait cette cure. A la fin de ces deux mois, tout le monde devait assister à une grande réunion avec les proches de chacun d’entre nous, pour leur expliquer comment nous empêcher de replonger.

Deux ans plus tard, je n’ai pas retouché à une goutte d’alcool et je me dis que celle-ci a bien failli me coûter la vie et celle de mes proches.

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Posté le

juin 9, 2015

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