DANS LA PEAU DU TUEUR DU ZODIAQUE

,
DANS LA PEAU DU TUEUR DU ZODIAQUE

C’est le Zodiaque qui vous parle.

Je suis le meurtrier de David Faraday, Betty Lou Jensen, Michael Renault Mageau, Cecelia Ann Shepard, Paul Lee Stine et de tant d’autres encore. Vous, policiers, vous n’avez pas réussi à m’attraper ni à me stopper dans mon élan purificateur. Pensiez-vous réellement que j’avais disparu ?

Mon dernier meurtre était celui d’une jeune femme et de son mari promenant leur adorable york dans un parc le mardi 9 juin 2015. Cela n’a pas été compliqué. A la seule vue de mon calibre 22, ils étaient miens. Ils se sont eux-mêmes attachés, en pensant que ce n’était qu’un vol et que faire cela leur permettraient de fuir leur misérable destin. La lame de mon couteau reflétait la douce lueur de la lune. Ça n’a duré qu’un instant, mais quel paisible instant. Mon couteau s’enfonça encore et encore dans le dos de ce merveilleux petit couple laissant de larges et profondes plaies, si profondes que les os, les tendons, les veines, les poumons et d’autres organes complètement déchiquetés par le prolongement meurtrier de mon bras luisaient sous la lueur de la lune. Le chien hurlait, aussi ridicule soit-il, et tenta de me mordre à la jambe mais une simple balle dans la tête le stoppa net dans sa tentative. Mon regard se porta sur ces deux tourtereaux, le sang se remit à gicler sur mon visage, se faufilait entre les pavés jusque dans le caniveau dans lequel miroitait la lune dans une coulée pourpre. Pris dans mon élan, je ne voulais pas m’arrêter. Cette sensation, cette excitation, plus mon couteau s’enfonçait dans le dos de cette blonde, plus je m’en délectait !

Une sirène retentit, ce son si désagréable à l’oreille coupa mon plaisir au moment où je le savourais le plus et me ramena à la réalité. Ma fuite fut brève, après avoir sauté dans une haie, je pouvais continuer d’observer mon œuvre profanée par la présence de la police. Si le sosie de Colombo s’était retourné, il aurait pu voir mon regard percer le sien. Bien sûr ça n’a pas été le cas, son incapacité à faire ce pour quoi les honnêtes citoyens américains le payent transpirait par tous les pores de sa peau. J’étais si près de lui que j’ai pu observer jusqu’aux moindres détails de son jean bon marché, troué à la jambe gauche et de son vieil imper, recousu par endroits.

L’envie de recommencer encore et encore me brûle. Je suis un peintre incompris dont l’Œuvre n’est pas appréciée comme elle le devrait. Mais tout cela va changer, mon prochain tableau vous éblouira ! Je ne vous dirais pas quand bien sûr, vous essayerez encore de m’arrêter.

PS : Robert Graysmith a pris un sacré coup de vieux depuis notre dernière rencontre…

Compétences

Posté le

juillet 14, 2015

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *