Dans la peau… d’ un Indien d’Amérique

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Dans la peau… d’ un Indien d’Amérique


Le 29 avril 1830.

dans la peau d'un Indien 1Je m’appelle Aponi de la tribu des Sioux. Je suis un jeune Indien d’une vingtaine d’années. Je vis dans un teepee fait en peau de bison que nous avons tué avec un arc. Je suis habillé d’une tunique en cuir brodée de perles et de plumes, mes chaussures sont faites de peau d’animal. Ma femme est vêtue d’une robe en daim ornée de bijoux semblables aux miens, néanmoins plus colorés, fabriquée par ses mains délicates.

Ce matin lorsque le soleil se lève, je sors et je vois les membres de la tribus en train de faire cuir des morceaux de viande et de récolter des baies pour le petit déjeuner pendant que je me joins à eux. Le chef de la tribu appelé Hehaka-Sapa, porte une coiffe faite d’innombrables plumes car son rang social est le plus élevé, il a gagné celles-ci au fur et à mesure du temps, et de ses victoires.

Après avoir mangé, les femmes prennent le chemin des champs afin de cultiver les fruits et les légumes. Pendant ce temps les hommes, moi y compris, nous nous rendons à la chasse, j’ai désormais l’âge de chasser après avoir suivi un long enseignement sur l’art de la chasse. Nous rencontrons un groupe d’une tribu ennemie, après avoir tué un gros bison avec des lances et des arcs (c’était la première fois que j’en tuais un). Mais nous décidons de les contourner parce dans la peau d'un Indien 2que nous ne sommes pas sur notre territoire, mais les rivaux ont aperçu notre gibier et ont voulu nous attaquer, afin de prendre notre proie, nous avons combattu et nous avons remporté leurs chevaux.

Après notre arrivée au camp, j’ai dépecé l’animal à l’aide d’outils, je l’ai tannée, et ma femme a raclé la viande restante sur la peau, l’a découpée et cuite avec les autres femmes. C’est l’heure de manger, nous racontons notre victoire, et notre combat glorieux. Le soleil se couche et Hehaka-Sapa commence à me peindre le visage entouré des membres de la tribu déguisés, puis nous dansons et chantons. C’est à ce moment que le chef nous remet, à moi et à mon cousin, une plume (symbole de gradation dans la hiérarchie) en guise de reconnaissance.

 

Le 30 avril 1830.

dans la peau d'un Indien 3Dès l’aube les femmes créent de nouveaux attrapeurs de rêve pour les futurs nouveaux-nés et les mettent au-dessus des berceaux. Selon les croyances amérindiennes, l’attrapeur de rêve est fait généralement de saule, d’un filet lâche, orné de plumes qui représentent l’amour, la bonté et la douceur ; il consiste à chasser les mauvais rêves de son détenteur. Dans ma tribu, la légende disait qu’une araignée avait tissé la toile afin d’observer les rayons de soleil scintillant sur celle-ci lors de la rosée du matin.

Pendant ce temps j’entretiens mes armes, et récupère des plantations vénéneuses, dont le sumac grimpant qui lors du contact corporel crée une allergie extrêmement irritante. Je mets sur mes flèches du poison afin de tuer les ennemis quand celles-ci leur traversent le corps.

Cet après-midi les anciens fument le calumet de la paix à l’aide d’une pipe en bois longue décorée de fourrure, de perles, en signe d’amitié entre les nations. C’est avant tout un symbole religieux, très important dans notre tribu. Ce moment symbolise pour l’homme l’aspiration d’équilibre universel des forces de l’homme s’harmonisant avec les forces spirituelles et naturelles.

Pendant ce temps les femmes récoltent des fruits et les mettent au soleil afin de les sécher pour le dîner. Ensuite elles partent à la rivière se laver avec leurs enfants. A l’aide de graisse d’ours elles hydratent leur peau. Ma femme se doit d’être une épouse obéissante et fidèle, en échange j’ai l’obligation de la respecter et de la protéger. Ces principes doivent être suivis scrupuleusement, sinon une punition nous est imposée. Pour les trahisons inacceptables du cuir mouillé est mis autour du cou du traître, puis on l’expose au soleil et le cuir en séchant se resserre afin de l’étrangler.

Le soleil se couche et nous repartons nous coucher dans les teepee, afin de faire de beaux rêves, qui pourront me guider pour trouver un nouveau nom…

 

 

Compétences

Posté le

juin 23, 2015

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