Chapitre VIII :Une petite visite amicale.

Chapitre VIII :Une petite visite amicale.

…Une semaine s’écoula, Monsieur Craque-Dure commençait à s’habituer à sa nouvelle vie de prisonnier. Parfois, le soir on l’entendait s’énerver et mettre des coups de poing dans la porte en jurant.

Un matin en allant en cours je passais devant le restaurant anciennement appartenant à monsieur Craque-Dure. Je pouvais constater qu’il n’y avait toujours pas de nouvelle porte depuis que les gendarmes l’avaient défoncée. Il y avait juste des plaques de bois qui se croisaient pour empêcher le passage. Une annonce attira mon regard, je m’approchai, et je lus que le restaurant allait être restauré et repris pas un couple d’anciens faisant de la cuisine traditionnelle.

Ma journée se déroula normalement. Du côté de Marina elle reçut un appel du commissaire lui demandant si elle voulait rendre une dernière fois visite à son ancien patron. Marina accepta la proposition, elle s’y rendit dans l’après-midi. Le commissaire l’accueillit et la fit rentrer dans une petite salle.

Monsieur Craque-dure s’assit sur une chaise, appuyé contre la table, il lança un regard noir à Marina. Il commença la discussion :

« – Tu es contente de ce que tu as fais ! S’écria l’ancien patron.

-Tout ce qui vous arrive, vous le méritez ! »

Le patron mit un coup de poing sur la table, le gardien ouvrit la porte et rappela qu’il devait se calmer sinon il retournait dans sa cellule.

« -Je voulais simplement te donner quelques informations, dit-il.

-Dites-le moi, cela n’a rien de rassurant.

-Sais-tu vraiment d’où tu viens ?

-Oui mes parents sont morts dans un accident de voiture, pourquoi cette question ? »

Le patron se mit à rire, il rit tellement qu’il en pleura.

« -Qu’avez-vous à rire ainsi ?

-Tu ne sais rien du tout ma petite ! Moi je vais te dire la vraie version de l’histoire.

Il y a quelques années lorsque tes grands-parents sont décédés, il y avait l’héritage !

-Et ?

-Et bien, il y avait ta mère qui était si parfaite aux yeux de ses parents, et il y avait moi qui n’ai même pas touché un centime de celui-ci !

-Mais c’est normal vous ne faîtes même pas partie de notre famille !

-Et bien si ! Je suis ton oncle ! »

Marina eut un vertige.

« -Vous mentez !

-Voudrais-tu savoir la suite pour savoir vraiment si je te mens !

– Oui.

-Lorsque l’héritage fut donné à ta mère je n’ai pas supporté de la voir heureuse, d’avoir déjà fondé une famille, alors que moi je me retrouvais sans un sou et je n’avais toujours pas de famille !

-Continuez !

-J’ai donc décidé de débrancher la machine de ta mère lors de son cancer, il ne me restait plus qu’à me débarrasser de ton père, j’ai donc saboté les freins de la voiture et c’est qui lui a causé sa mort !

-Mais vous êtes un monstre ! Dit Marina les larmes aux yeux !

-Je sais, et tu n’as jamais appris mon existence puisque j’ai changé d’identité ! Lorsque j’ai découvert que tu recherchais un emploi je me suis proposé afin de me venger encore plus et de récupérer tout l’argent que je n’ai pas pu avoir ! »

Le gardien entra dans la pièce et annonça que le temps de visite était écoulé. Et l’oncle lui cria qu’il se vengerait.

Marina retourna chez nous totalement bouleversée en se demandant comment elle n’avait pas vu clair dans son jeu plus tôt. Elle se dépêcha de rentrer chez nous afin de me dire toute la vérité. Elle m’annonça, je fut bouleversée. Mais je me mit en tête que les choses étaient ainsi et qu’on ne pouvait pas changer le cours de notre vie.

Compétences

Posté le

juin 1, 2016

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *