A la découverte de la Grèce dans les yeux de Jean-Yves

A la découverte de la Grèce dans les yeux de Jean-Yves

Lundi 7 sept.

– Lesbos – 14h

La foule de passagers s’éloignait vers la sortie de l’Aéroport. Je partis à mon tour vers ce nouveau reportage. Je vis du coin de l’œil un banc immense de personnes portant des pancartes. Je m’éloignai d’un pas vif, personne ne m’attendait ici, et c’était tant mieux.imageLesbos

16H

Une fois arrivé à l’hôtel, dans une chambre remplie d’un luxe que je juge inutile. Je déposais mes affaire sur le sol, et, sans prendre le temps de défaire mes maigres bagages, je m’allongeais sur le lit pour faire une petite sieste.

17H

Je fus réveillé par le bruit de la ville. Une agitation inhabituelle secouait Lesbos. Moi qui l’avais choisie pour son calme ! Je sortis de l’hôtel, ma curiosité piquée au vif. Mon appareil photo en main, je rejoignis la foule de badauds qui enflait de minutes en minutes

18h

Ils étaient 2500 ! 2 500 migrants que la police tentait de canaliser à grand renfort de matraque. Cette violence m’énervait mais je ne pouvais leur en vouloir, c’était la panique ici. Je n’avais pas prévu de travailler sur le problème des migrants, mais cette aparté pouvait être bienvenue. En parlant un peu aux habitants, j’appris que le taux de migrants comptabilisés dans les îles grecques étaient de 30 000 !Lesbos migrants

19h

L’agitation semblant s’être tarie, je sortis à la recherche d’un restaurant.

Au détour d’une rue, je trouvai un restaurant du nom de « TO KALITERIMI ». je m’assis sous la pergola et prend la carte des menus et choisit un poulpe au vin.

Mardi 8 sept.

– Lesbos – 8h

Je finis de ranger mes maigres affaires dans ma petite valise, aujourd’hui, direction Athènes ! Cela faisait plusieurs années que je souhaitais visiter cette ville, mais cette fois, j’avais un but bien précis. Je voulais savoir si, comme l’annonce les journaux européens, l’économie de la Grèce commençait à rempoter la pente. Et pour cela, rien de mieux que d’aller voir de ses propres yeux sur le terrain. Les journaux, les gouvernements pouvaient mentir, mais les habitants eux, e voyaient que la vérité, aussi effroyable qu’elle pouvait être. C’ETAIT EUX QUI SUBISSAIENT LES Conséquences DE CETTE CRISE, C’ETAIT EUX LES PRINCIPAUX intéressés. Je descendis en ville en attendant que ce soit l’heure de prendre le bateau qui me mènerait à Athènes.

10H

UNE NOUVELLE SECOUA ENCORE Une FOIS L’ÏLE AUTREFOIS TRAQUILLE DE LESBOS . Les migrants n’arrêtait plus d’affluer aux côtes. Ce n’était pas comme la veille, non, cette fois, c’était bien pire ! Au moins dix mille de ces pauvres personnes attendaiatt désespérément l’accueil qu’on leur avait promis, Et le flux e se tarissait pas ! Je les regardais d’un air désolé, je savais bien que Lesbos ne pourrait subvenir a leurs besoins, même pour un laps de temps assez court, au besoin de toutes ces personnes. Une rumeur circulait des rues affolées, on disait qu’ils étaient pratiquement 20000 !

J’en concluais que mon départ n’était pas non plus pour aujourd’hui. Je décidais d’aller me chercher un petit restaurant et de faire un tour en ville

15h

La chance était visiblement de mon côté ! Je n’étais sûrement pas le seul voyageur à vouloir partir de l’île et un bateau avait été mis à la disposition de tous ceux souhaitant partir. Le bateau fit cap sur Athènes .

23H

Au bout d’un voyage éreintant, me voilà enfin arrivé à l’hôtel où j’avais réservé une chambre. Heureusement, mon retard ne m’a pas porté de préjudice financier. J’avais appris au court de la traversée qu’une bombe avait explosée à Lesbos dans les bureaux de l’ancien ministre de la Justice. Des vacances, tu parles ! Ayant fait un repas frugal dans le bateau, je partis directement me coucher.

Mercredi 9 sept.

-Athènes – 10h

Place SyntagmaJe déambulais sur la place de Syntagma qui était, aujourd’hui remplie d’une impressionnante foule de touristes. Venant ici pour mon travail, j’avais bien évidemment fait de nombreuses recherches sur la Grèce et de nombreux journaux déclaraient à qui voulait l’entendre que l’économie de la Grèce remontait la pente. Cette marrée humaine confirmait leurs dires. En tournant la tête j’aperçus un grand panneau d’affichage qui mettait en avant cette même remontée.

Je pris un taxi plutôt que le trolley afin de ne pas me mélanger à la population.

Je ne pus m’empêcher de parler économie avec le chauffeur. C’était un homme avec des idées très arrêtées et il réfutait mes arguments les uns après les autres. Bien que cette réaction m’ait d’abord énervée, j’écoutai ses revendications avec attention.

« Ne croyez pas ceux qui vous disent que la Grèce va mieux, Monsieur , c’est une économie de guerre dans un pays en paix »

J’arrivai à l’acropole d’Athènes des questions pleins la tête. Qui croire quand Athènes offre deux visages aussi contrastés ? D’un côté les 20 millions de touriste annoncés cette année, ces plages idylliques, ce nombre de jeunes qui roulent en Mercedes et de l’autre, un nombre impression de commerces fermés et d’immeubles entier abandonnés que l’on voyait dès qu’on sortait des rues touristiques.

Je passais devant Erechtéion, un ancien temple grec qui portait encore la marque d’une guerre indépendance datant de 1821.

19h

Je m’avançais vers le grand restaurant « GB Roof Garden ». J’avais mangé, ce matin, un sandwich garni de saumon fumé mais cette malbouffe n’étant plus de mon âge, je pensais pouvoir me permettre ce restaurant 4 étoiles.

Une fois assis à ma table, je m’aperçus que, quelques table en face de moi ce trouvait une vielle femme me faisant un clin d’œil suivi d’un petit sourire enjôleur. Répugné, je changeai de table.

Jeudi 10 sept.

-Athènes- 10h

Arrivé à la soupe populaire, je pris mon appareil photo et pris quelques photos de l’endroit essayant de capturer cette misère impitoyablement présente. Je parlais pendant assez longtemps aux bénévoles et à la plupart des personnes présente, rassurant les plus démunis et encourageant les autres. Je les écoutaient avec attention et prenait note de leurs témoignages. Ces personnes souffraient invariablement. Je profitais du reste de ma journée pour visiter la ville et interviewer d’autres malheureux. Je n’hésitais pas non plus à prendre quelques photos explicites. J’en voulais au gouvernement de faire croire que l’économie s’arrangeait alors que la population entière souffraient de la faim et de toutes ces misère que peuvent apporter le manque d’argent.

Cette journée s’était révélée très fructueuse, j’avais fini mon travail en ce lieu, demain serait donc le jour de mon retour dans ma Haute-Savoie natale.

Compétences

Posté le

octobre 14, 2015

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