12 septembre

 » La seule manière de sortir de la violence consisterait à prendre conscience des mécanismes de répulsion, d’exclusion, de haine ou encore de mépris afin de les réduire à néant grâce à une éducation de l’enfant relayée par tous.  » Françoise Héritier.

Si on suit le principe de Françoise Héritier, l’éducation d’un grand nombre d’enfant est a revoir. La violence fait partie des écoles, des collèges et des lycées. Elle est beaucoup trop présente. Elle empêche un grand nombre de gens de vivre. Le harcèlement n’est pas quelque chose a prendre a la légère. Beaucoup trop de gens en souffrent, en partie moi.

Aujourd’hui fut une fois de plus une journée banale et sans réel intérêt. Les cours sont ennuyants et les gens qui le composent le sont aussi. Je croyais échapper au diable ce matin mais malheureusement pour moi, il m’a trouvé. Une pluie de coup s’est déversée sur moi. Je ne sentais plus mon corps. Les coup de pieds toujours plus forts et toujours plus violents de Mathieu s’enfonçaient au plus profond de mon ventre. J’ai l’impression que ce moment a duré une éternité et pourtant seul cinq petites minutes ont réussi a m’envoyer pour tout le reste de la mâtiné à l’infirmerie.

Le reste de la journée passa lentement, d’ une lenteur exaspérante. J’ai cru qu’une fois que la sonnerie annonçant la fin des cours aurait retenti, je serai libre, du moins jusqu’à demain. Mais je crois définitivement que la vie n’est pas un putain de conte de fée mais bien une saloperie de réalité. Une réalité qui vous rappelle qu’être différent est mauvais.

Je venais de quitter le lycée, les écouteurs vissés sur les oreilles. Les écouteurs c’est magique, voire même la meilleure invention de l’homme. Ils nous permettent de nous couper du monde, de ne plus penser à rien. Ils nous empêchent d’entendre une insulte balancée a travers un couloir, alors oui les écouteurs sont fabuleux. Mais aujourd’hui ils ne m’ont pas aidés. Je traversais lentement la rue, mon ventre me faisant encore souffrir. Je ne les ai pas entendus. Mathieu et sa bande ont débarqué, je crois que l’utilisation du  »tabassé  » est ici un euphémisme. Je me suis retrouvé au sol , les coups de points et de pieds se sont enchaînés. Ma vue c’est brouillée et j’ai commencé a cracher du sang. Les coups ont été rapides et vifs. J’avais l’impression que mon corps ne m’appartenais plus. Honnêtement je crois que j’étais au bord du malaise. Mathieu et sa bande ont fini par partir me laissant presque mort au fond de la ruelle, celle a deux pas de chez moi.

J’étais allongé sur les pavés de la rue le regard détourné vers le ciel, il était sombre et sans étoile. Ce ciel incarne la représentation parfaite de vie sombre,vide de sens et sans espoir. Avec le peu de force qu’il me restais , je me suis relevé avec une grande difficulté. Mes os craquaient à chacun de mes mouvements et mes muscles me faisaient souffrir horriblement. J’ai réussi tant bien que mal à rentrer chez moi, heureusement pour moi mes parents n’étaient pas encore rentrés du travail. Pour tenter de me détendre et à la fois soulager mes douleurs, j’ai plongé dans un grand bain bouillant.

Aujourd’hui, encore, on s’est acharné sur moi. Pour quelle raison ? Cela fait deux ans que je la cherche.

Compétences

Posté le

novembre 18, 2015

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